LA FERMETURE DE C8 : UNE ATTEINTE À LA LIBERTÉ D’EXPRESSION EN FRANCE

L’Arcom a justifié la non-reconduction de la fréquence de C8 par des manquements répétés aux règles du régulateur et par des pertes financières importantes. En 2023, la chaîne aurait accumulé 48,5 millions d’euros de pertes nettes, alors que son groupe propriétaire, Canal+, faisait face à des tensions croissantes avec les institutions de régulation.

La fermeture de C8 s’apparente à une forme de censure déguisée. Des figures politiques de droite, telles que Marine Le Pen et Éric Zemmour, dénoncent une « dérive autoritaire » visant à étouffer une voix médiatique jugée trop critique à l’égard du pouvoir en place.

La disparition de la chaîne affectera directement les millions de téléspectateurs accédant à la télévision par la TNT. Ceux-ci devront désormais se tourner vers des solutions alternatives sûrement plus libres à la manière des médias alternatifs comme Frontière.

La fermeture de C8 aura des conséquences directes pour les salariés de la chaîne, qui se retrouvent dans une situation d’incertitude et de précarité. Selon les informations disponibles, le groupe Canal+ prévoit la suppression de 250 postes en lien avec la disparition de C8. Cette vague de licenciements affectera principalement les équipes techniques, les journalistes, ainsi que le personnel administratif travaillant pour la chaîne.

Au-delà de la perte d’emplois, cette décision met également en lumière la fragilité du secteur audiovisuel en France, soumis aux aléas de la régulation et aux tensions politiques. Certains salariés pourraient être reclassés au sein du groupe Canal+, mais beaucoup risquent de devoir se reconvertir ou chercher un emploi ailleurs dans un marché du travail déjà saturé.

Enfin, cette fermeture pourrait aussi avoir des répercussions sur l’ensemble du paysage audiovisuel français. Elle envoie un signal fort aux autres chaînes privées, qui pourraient craindre une instabilité accrue en fonction des décisions de l’Arcom et des autorités politiques. Cette incertitude pourrait dissuader certains investisseurs ou producteurs de s’engager pleinement dans le secteur, impactant ainsi l’offre de contenu et la diversité médiatique.

La décision de retirer la fréquence de C8, alors que la chaîne sœur CNews reste à l’antenne malgré des attaques similaires de la part de l’Arcom et des censeurs de la liberté de parole, ce qui alimente le sentiment d’injustice et renforce la perception d’une ingérence sélective dans le paysage audiovisuel. Ceci prouve une volonté de concentrer le pouvoir médiatique entre des mains plus « contrôlées » par le pouvoir politique.

Des bruits circulent quant à l’implication possible du secrétaire général de l’Élysée dans cette affaire. Selon certains commentateurs, derrière la fermeture de C8 se cacherait un jeu de pouvoir en coulisses, où des pressions exercées par des hautes instances pourraient avoir orienté la décision de l’Arcom. Cette collusion entre les sphères politiques et les instances de régulation des médias ne choque plus personne si elle est prouvée.

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